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# Posté le mercredi 26 août 2009 08:20

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 06:18


Ici vous verrez l'histoire que je suis en train d'écrire.

"
Une fée adolescente du nom de Cressida part chez les humains pour trouver des réponses mais très vite, d'autres questions s'imposent à elles ..."



Dites moi ce que vous en pensez, un article = un chapitre
Je mettrais en ligne un nouveaux chapitre dès que j'aurais 50 com's au dernier chapitre mis


PS: C'est moi qui ai dessiné.

# Posté le lundi 24 août 2009 10:49

Modifié le mardi 25 août 2009 14:22

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Je m'appelle Cressida Spenser et je suis une fée. J'ai quinze ans. Je mesure un mètre cinquante-huit. Je suis blonde, mes cheveux sont lisses et mi-longs. J'ai de grands yeux dorés. Ma peau est toute blanche et a des reflets bleus. J'ai le pouvoir de maîtriser la lumière. Si j'avais pu décider, j'aurais préféré avoir le pouvoir de ma cousine, Iolanthe. Elle est brune, ses cheveux sont ondulés et mi-longs. Ses yeux sont dorés, sa peau a des reflets violets. Elle a seize ans. Elle a le pouvoir d'influencer les choix des fées et des humains. Nous vivons toutes les deux avec nos parents. Ma mère, Magdalene, ressemble à une adulte de vingt-cinq ans, en réalité elle en a trente-cinq. Chez les fées, à partir de vingt-cinq ans, nous ne changeons plus. Ma mère est rousse, ses cheveux sont très courts et pointes en pic. Sa peau a des reflets vert foncés. Elle a le pouvoir de contrôler les plantes. Mon père, Uriel, est blond, ses cheveux ont un aspect décoiffé. Sa peau a des reflets rouges. Il a le pouvoir d'arrêter et remonter le temps. Mon oncle, Gabriel, est le frère de mon père. Il est brun et a les cheveux très courts. Sa peau a des reflets argentés, il a le pouvoir de contrôler le feu. Ma tante, Lirit, est rousse et a les cheveux ondulés, mi-longs. Elle a des reflets jaune et a le pouvoir de lire l'avenir. Nous vivons à Prettyextravaganza.

Je ne connais que des fées, évidemment. Cela ne me dérange pas. Iolanthe est un peu plus triste de ne connaître que des fées, elle trouve ça dommage de ne pas être mêlés aux humains. Après tout, la seule chose qui nous diffère des humains sont les ailes semblables à des ailes de papillons, dans notre dos. Les ailes de fées ont la même couleur que les reflets sur la peau de la fée en question. Il n'existe qu'une ville de fées par pays. Se sont des villes très naturelles, en comparaison des villes humaines. Prettyextravaganza se trouve en France. Nos villes sont invisibles pour les humains, ils ne voient qu'un vaste espace vide. Parfois, Iolanthe et moi allons dans les villes humaines pour connaître leur culture. Leur culture est très différente de la nôtre. Il y a tellement de différences que je ne pourrais pas les énumérer. Je ne suis jamais allée à l'école, il n'y a pas d'école chez les fées. Nos parents nous apprennent ce que nous devons savoir.

-Tu veux faire quoi, aujourd'hui ? Me demanda Iolanthe.
-Je ne sais pas trop, on peut aller au lac, lui répondis-je.
Elle leva les yeux au ciel.
-Ça fait trois jours de suite qu'on va au lac ! Tu ne voudrais pas plutôt aller voir les licornes, dans le pré ?
-Si tu veux.

Nous allâmes en volant vers le pré, nous restions silencieuses sur le chemin. Je sentais qu'elle voulait me dire quelque chose mais je n'osais pas lui poser de question. Le silence devenait embarrassant.

-Tu sais, Cressida, j'aimerais tant que les fées ne soient pas qu'une légende pour les humains. Leurs villes ont l'air tellement fascinantes ! J'aimerais pouvoir y aller librement sans devoir forcément couvrir mes ailes, finit-elle par me dire.
-C'est donc ça que tu veux me dire depuis tout à l'heure ?
-Oui.
-Tu voudrais être une humaine ?!
-Oui ...
-Mais tu es folle ou quoi ? N'importe quel humain rêverait d'avoir des pouvoir magique, de pouvoir voler et de ne pas être banal ! M'exclamai-je.
-Oui, sauf que pour nous, qu'est ce que c'est d'être spécial ? Avoir des reflets sur la peau ? Avoir les yeux dorés ? Avoir des pouvoirs magiques ? Avoir des ailes de papillons qui nous permettent de voler ? Tout le monde est comme ça à Prettyextravaganza, nous sommes banales Cressida.
-Oui mais c'est toujours mieux que de devoir marcher et ne rien contrôler.
-Peut-être, admit-elle.

Nous continuions le chemin en silence, elle paraissait triste. Je comprenais son point de vue, cela dit, je n'échangerais pas ma vie pour celle de n'importe quel humain. Les villes humaines ne sont pas colorées, elles sont toutes grises, pas naturelles, tout est étouffant là-bas. Chez nous, il y a de la verdure, des animaux, nos habitations sont dans les plantes, l'air est frais.

Nous arrivions au pré. Une licorne galopa tout près de moi, je l'esquivai de peu. Je tournai la tête vers Iolanthe, elle affichait un sourire mais je vis dans ses yeux que c'était juste pour faire bonne figure. Elle n'aimait pas du tout sa vie de fée. Guinevere vint vers moi. C'était une licorne, elle était très gentille, je l'ai sauvé un jour.
Un énorme aigle vert l'avait assommé et était en train de déchiqueter son corps. Il y avait du sang partout, l'aigle arrachait des bouts de muscles alors que la licorne vivait encore. Se souvenir me fit tressaillir.

-Qu'est ce qu'il y a ? Me demanda ma cousine.
-Rien ... C'est juste que, je me remémore de mauvais souvenirs.
-Ha, N'y pense plus.
-Oui, lui répondis-je. Dis moi, est ce que tu serais prête à échanger la compagnie des licornes par des chevaux ?
-Non ! Pourquoi ?
-Parce que les humains ne connaissent pas l'existence des licornes.
-Ho je vois, tu essais de faire en sorte que j'apprécie d'avantage ma vie. J'aime ma vie, mais je regrette de ne pas connaître le monde qui nous entoure, me dit-elle.

Le silence s'installa de nouveau, je caressais Guinevere pendant que Iolanthe était allongée dans l'herbe. Je ne connaissais pas bien les pouvoirs des licornes, mais je savais que Guinevere était très douée et très puissante. Elle s'allongea, je me blottis contre elle en la regardant dans les yeux, je lui parlais de Iolanthe, dans son regard j'avais l'impression qu'elle me comprenait. Ma cousine riait aux éclats, elle était sur le dos d'une magnifique licorne couleur chocolat. La plupart du temps les licornes sont blanches. Guinevere était toute blanche, sauf sa crinière qui était rose. Sa crinière et sa queue étaient bouclées. C'était une magnifique licorne. Je l'adorais.

Je commençais à avoir faim.

-Allons manger, Iolanthe.
-J'arrive. Me cria-t-elle au loin.

Nous partîmes du pré pour rentrer chez nous. Notre habitation se trouvait dans un très grand arbre, à l'intérieur de la troisième branche. Nous entrions et je sentis qu'on arrivait à temps, ma mère finissait de cuisiner. Je m'installais à table.

Une fois le repas terminer je proposais à ma cousine d'aller au lac, elle accepta. Pour y aller nous volions au dessus des arbres. La vision était superbe. Les arbres ressemblaient à des boules vertes, il y avait un chemin fait de caillou qui formait une longue ligne qui se divisait de chaque côté. Soudain nous vîmes une énorme tache bleu clair, nous étions arrivées.

Nous redescendions en altitude jusqu'à arriver dans l'eau. Nous nagions. L'eau était transparente, je voyais les poissons nager, se frotter à ma peau. J'en attrapai un, il était violet et avait des reflets jaunes. Je ne sais pas quel type de poisson c'était mais il était absolument magnifique. Je le remis à l'eau, me pinçai le nez et plongeai sous l'eau, le spectacle était époustouflant, les plantes aquatiques étaient magnifiques, les animaux marins étaient splendides et me laissaient les toucher sans gêne. Une main m'agrippa par les cheveux et me tira hors de l'eau.

-Ça va ? Me demanda Iolanthe.
-Bien sur, pourquoi ?
-Tu es sous l'eau depuis dix minutes.
-Ho ! Je ne m'en suis pas rendue compte, désolée, lui dis-je.
-Tu faisais quoi là-dessous ?
-Regarde par toi-même, c'est merveilleux ! Il n'y a pas de mots pour décrire ce qui se passe sous l'eau, m'enthousiasmai-je.

Elle plongea la tête sous l'eau et se déplaça d'un bout à l'autre du lac. J'attendis cinq minutes avant de la tirée vers la surface. Elle avait la bouche grande ouverte comme si sa mâchoire s'était déboîtée.

-Heu ... Tu vas bien ? Lui demandai-je.
-Ouah ! C'est magnifique ! Je n'avais jamais vu un spectacle aussi surprenant ! C'est de toutes beautés ! Je ... je dois revoir ça tout de suite !
-Non, ça suffit pour aujourd'hui, tu vas finir par manquer d'air sinon.
-Oui, c'est vrai. Je vais ... dessiner ça sur le mur de ma chambre, dit-elle.
-Mais attends, on viens juste d'arriver. On a plusieurs heures devant nous avant de rentrer, tu pourras dessiner tout ça tout à l'heure.
-Non, maintenant. Après, les images de seront plus aussi clair dans mon esprit.
-D'accord, rentre.
-Tu ne viens pas avec moi ? Me demanda-t-elle.
-Non, je vais continuer a nager, lui répondis-je.
-Bien, à ce soir alors !

Je nageais encore quelques minutes avant de sortir de l'eau pour sécher. Je me coiffai les cheveux car ça ne ressemblait plus à rien de cohérent. Je caressai l'herbe avec mes doigts. Elle était fraîche, douce, verte. J'aimais le silence paisible qui s'était installé. J'étais allongée dans l'herbe, les yeux fermés, les bras croisés derrière ma tête. Quand j'ouvris les yeux, un spectacle agréable s'offrait à moi. Le ciel était bleu clair, avec quelques petits nuages très distincts comme du coton, un rayon de soleil passant entre deux nuages formait un c½ur. J'étais triste que Iolanthe ne puisse pas voir ça, c'était absolument merveilleux.

J'entendis un bruit, me redressai, me figeai sous le choc. Une magnifique sirène riait en faisant des saltos hors de l'eau. Sa queue m'était familière. Je m'approchais d'un air interrogatif.

-Oui, c'est moi le poisson que tu as sortie de l'eau tout à l'heure, me dit-elle, comme pour répondre à une question que j'avais posée.
-Ho ! Je suis vraiment désolée !
-Ce n'est rien, je te remercie surtout de m'avoir remise dans l'eau, dit elle d'un air amusé.

J'étais un peu embarrassée, le poisson magnifique était en faite une sirène. J'aurais dû m'en douter. Heureusement, elle ne m'en voulait pas.

-Aller, n'en parlons plus, tu ne pouvais pas savoir. Me lança-t-elle.
-Merci, lui répondis-je.
-Comment t'appelles-tu ?
-Cressida Spenser.
-Enchantée, Cressida.

Je lui fis un petit sourire.

-Je dois y aller, au revoir, lui dis-je.
-à bientôt j'espère.

Je m'en allais. Sur le chemin du retour je me disais que je n'avais pas été très polie, j'aurais dû lui demander comment elle s'appelait, elle ne voudrait sans doute plus me revoir après cette première approche.

Je n'étais plus très loin de chez moi et décidais de marcher plutôt que de voler. Je savais que Iolanthe n'avait jamais rencontré de sirène, quand j'allais lui dire qu'elle avait ratée ça pour dessiner sur son mur, elle serait folle de rage. J'arrivais en bas de l'arbre ou j'habitais, j'inspirais profondément puis volais jusque chez moi.

-Iolanthe, devine ce que j'ai vu.
-Qu'as-tu vu ? Me demanda-t-elle.
-Une sirène !
-Quoi ? Mais ou ça ?
-Au lac.
-Pourquoi j'ai raté ça ?! S'emporta-t-elle.
-Parce que tu as préférée aller dessiner sur ton mur, ricanai-je.

Elle leva les yeux au ciel puis retourna dans sa chambre, elle ne s'était pas énervée très longtemps, j'étais déçue. Je devrais me divertir autrement. J'allais aider ma mère à faire la cuisine.

-Maman, as-tu déjà rencontré des sirènes ?
-Bien sur ma chérie, pourquoi ?
-J'en ai rencontré une tout à l'heure, est ce que tu sais quel est leur pouvoir ? Je sais juste qu'elles ont toute le même pouvoir.
-Alors, en fait, toutes les sirènes peuvent lire dans les pensées de n'importe qui et n'importe quel animal, me répondit-elle.

C'était dont pour ça que la sirène savait que j'étais embarrassée, j'aurais dû m'en douter. J'espère qu'elle a entendu mes pensées quand je suis repartie.
-Et les licornes ? Lui demandai-je.
-Comment ça « les licornes » ?
-Et bien, quels sont le ou les pouvoirs des licornes, maman ?
-Les licornes, rien n'est sur, chacun émet son hypothèse, je ne peux rien te dire sur ce sujet, me dit-elle en souriant.
-Maman ! Je ne vais pas me contenter de ça quand même ! M'exclamai-je.
-Tu découvriras tout sur les licornes par toi-même, ma puce.

Je devrais donc attendre de découvrir les choses, je devrais rester sur un suspense, sans rien savoir. Quels étaient donc les pouvoir surnaturels des licornes ? Où plutôt, quel était le pouvoir de mon amie, Guinevere ?

# Posté le lundi 24 août 2009 10:55

Modifié le dimanche 06 septembre 2009 07:19

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Je me réveillais le lendemain avec la ferme intention de découvrir tout ce que je pouvais sur les licornes. J'avais très mal dormi pendant la nuit, je repensais à la sirène, au fait qu'elle lisait dans mes pensées. Ça ne me plaisait pas beaucoup que quelqu'un puisse entendre ce que je me dis à moi-même. Il faudrait que je fasse plus attention la prochaine fois. Je me dirigeai vers la cuisine pour manger quelque chose avant de questionner mon père. Je m'installai à table, pris ma fourchette, et dégustai toutes les saveurs qui se trouvaient dans mon bol. C'était délicieux, je ne savais pas exactement ce que c'était mais il y avait du jaune, du rose, du bleu et du vert. J'en repris deux fois avant de repartir dans ma chambre. Je me demandai comment poser les questions à mon père. Fallait-il que j'attaque directement avec « Papa, quels sont les pouvoirs des licornes ? ». Où Fallait-il que je parle un peu de Guinevere ? Peut-être que la deuxième solution était la meilleure, mais ça prendrait beaucoup trop de temps. Surtout si je devais m'y prendre de la même façon avec ma tante et mon oncle. Je tournais en rond dans ma petite chambre, faisant les cent pas, quand soudain j'entendis frapper à la porte :

-Cressida, ça va ? Me demanda Iolanthe.
-Oui, pourquoi me demandes-tu cela ?
-Parce que après le petit déjeuner tu es directement repartie dans ta chambre, tu n'as même pas dis bonjour ce matin, tu n'as pas dis un seul mot. Tu n'es pas comme ça d'habitude, et ...
-Je vais mener une ... enquête, et je ne sais pas vraiment comment m'y prendre, la coupai-je.
-Ho, je vois ! Veux-tu de l'aide ?

Je songeai à sa proposition quelques instants et me disais qu'une aide serait sûrement nécessaire.

-Bien sur ! Se serait vraiment gentil de ta part, m'enthousiasmai-je.
-Tant mieux si je suis utile, mais, en quoi consiste ton enquête ?
-J'aimerais découvrir quels sont les pouvoirs des licornes, et surtout de Guinevere.
-Et tu as besoin de mener une enquête pour ça ? Il suffit de demander à nos parents, ricana-t-elle.

Je levai les yeux au ciel, me disant que sa présence allait peut être me ralentir si il fallait que je lui explique tout ce que j'avais appris quand elle n'était pas là.

-Ce n'est pas si simple, ma mère refuse de me dire ce qu'elle sait ! Elle dit « Tu découvriras par toi-même ».
-Ha, mais ce n'est pas la seule adulte, tu sais ?
-Ah Bon ? Je ne savais pas ! Oh merci de m'avoir tiré d'affaire en me le disant, dis-je avec ironie.
-Ça va, ça va, j'arrête de dire des choses inutiles et je t'aide. A qui veux-tu que je demande ?
-J'aimerais que tu ailles demander à tes amis et aux sirènes, lui dis-je.
-Aux sirènes ? Comment je m'y prends ?
-Heu ... dis que tu viens au nom de Cressida et qu'on a vraiment besoin de leur aide.
-D'accord, j'y vais, à tout à l'heure.

Je réfléchis encore quelques minutes avant de me dire qu'il fallait demander directement, sans préparer le terrain. De toute façon, la fin serait la même. Je sortis de ma chambre et allai dehors, je vis mon père bien installé dans une feuille. J'inspirai profondément deux fois avant de marcher lentement vers lui, plus que quelques pas et j'y étais. Il me regarda, un sourcil plus haut que l'autre, je compris que mon attitude n'était pas comme d'habitude. Je me postai juste devant lui, inspirai de nouveau très profondément et me décidai à entamer la discussion.

-Papa, j'ai quelque chose à te demander, dis-je.

Il se redressa pour être assis, les jambes croisées, il pris un air sérieux et posait ses mains sur ses cuisses.

-Je t'écoute, Cressida.
-J'aimerais savoir ce que tu sais sur les licornes.

Il ouvrit de grands yeux, ne s'attendant pas du tout à cette question. Je compris que ma mère ne lui avait pas parlé de notre conversation de la veille.

-Les licornes sont des créatures très fascinantes, naturellement. J'ai un livre sur les licornes, il est très poussiéreux et très lourd. Je ne l'ai jamais lu, je n'en ai pas eu le temps.
-Ça ne répond pas à ma question, papa.
-Oui, désolé. Les licornes sont des créatures très fascinantes, elles sont sublimes, intelligentes, gentilles, mais je ne peux pas te dire ce que je pense être leur pouvoir.

Je me retournai sans lui répondre, me dirigeai à l'intérieur, allai dans ma chambre en espérant que Iolanthe aurait récolté plus d'information que moi pour l'instant. Je ressortis de la chambre pour aller voir ma tante, Lirit.

-Lirit, est ce que tu sais quel est le pouvoir des licornes ?
-« le pouvoir » ? Tu penses qu'elles n'en ont qu'un ? S'étonna-t-elle.
-J'en sais rien, peux tu me dire ce que tu sais ?
-Les licornes sont magnifiques, gentilles, intelligentes. Se sont vraiment des créatures fascinantes, mais je ne ...

Je me retournai sans la laisser finir, sachant pertinemment qu'elle ne m'en dirait pas plus. Est-ce que mon oncle accepterait de m'en dire d'avantage ? Espérons-le. Je me dirigeai vers lui, il était assis sur une chaise, en train de lire. Il portait un pantalon fait avec les feuilles de l'arbre voisin du notre. Je m'assis à côté de lui.

-Gabriel, sais-tu quelque chose sur les licornes que tu pourrais me dire ? Lui demandai-je.
-Je sais que les licornes sont très intelligentes, très gentilles, absolument sublime et ...
-... Et très fascinantes, terminai-je, lassée.

Il ne faudrait pas compter sur ma famille pour apprendre quoi que ce soit sur les licornes. Je devrais découvrir par moi-même, comme ma mère me l'avait dit.

-Cressida, viens voir, me lança mon père.
-Qu'est ce qu'il y a ?
-Voilà le livre dont je t'ai parlée, je pense que tu en apprendras d'avantage sur les licornes en le lisant.
-Merci papa, lui dis-je.

Il me mit le livre sur les bras, il était très lourd. Je l'emmenai dans ma chambre, le posai sur mon lit et éternuai. De la poussière vola du livre. En effet, mon père ne l'avait pas ouvert ni même touché. Je passai ma main pour enlever toute la poussière. Il fallait que je lui trouve une place ou je n'aurais pas à le bouger, vu son poids. Je le mis sur le bureau. Il me faudrait au moins des années pour finir ce livre. Ma mère m'appela pour manger. Je sortis de la chambre et me dirigeai vers la cuisine. Iolanthe n'était pas encore revenu, je considérais ça comme une bonne nouvelle. Je m'installai et mangeais sans parler. Je me demandais si les membres de ma famille savaient d'autres choses sur les licornes que le fait qu'elles soient « fascinantes, magnifiques, intelligentes et gentilles ». Iolanthe entra, aucune expression sur le visage. Une fois le repas terminé je me dirigeais vers ma chambre, suivie de ma cousine.

-Alors, as-tu appris quelque chose ? Demandai-je avec impatience.
-Les fées ne connaissent rien au sujet des licornes.
-Et les sirènes ?
-Une sirène à la queue violette m'a dit qu'elle savait tout sur les licornes mais qu'elle ne pouvait rien me dire ...
-Evidemment qu'elle sait tout, elle lit dans leurs pensées, dis-je.
-Ha bon ? Les sirènes lisent dans les pensées ?
-Bien sur pourquoi ? À quoi as-tu pensé en sa présence ?
-Heu ... Rien de bien important, dit-elle.
-Bon, mon père m'a donné ce livre sur les licornes. On en apprendra sûrement plus en l'ouvrant.
-Oui.

J'ouvris le livre, il y avait une magnifique illustration d'une licorne au galop, je tournai la page, encore une illustration. Iolanthe passait les pages très rapidement. Une fois arrivée à la dernière page, nous vîmes écrit :

« Pour en savoir plus, cherchez les légendes humaines. »

J'étais énervée. Décidément, cette enquête durerait longtemps. Je sortis un sac de dessous mon lit, pris quelques tenues dans mon armoire et les enfouis dans le sac. Je réfléchis quelques instants et me disais qu'il faudrait des tenues un peu plus humaines.

-Tu vas faire quoi ? Me demanda Iolanthe.
-Je vais partir chercher les légendes humaines.
-Je peux te prêter des tenues si tu veux, mais je te conseille de partir pendant la nuit.
-Pourquoi ? Demandai-je.
-Parce que ta mère ne te laissera jamais partir ...
-Oui c'est vrai, merci.
-J'vais te chercher mes vêtements humains.
Elle revînt quelques minutes plus tard.

-Voilà ! Alors ça, tu le mets en bas.
-Mais, c'est pour les hommes ! M'exclamai-je.
-Non, les humaines en mettent. Ensuite, tu mets ça en haut et par-dessus tu mets ceci pour ne pas avoir froid.
-Et mes ailes ?
-Je t'es fais des fentes pour que tes ailes puissent passer, me dit-elle.
-Mais je les cache comment les ailes ?
-Avec cette cape noire.
-D'accord. Je ne pourrais jamais mettre des tenues normales ?

Elle réfléchit quelques instants.

-Si, bien sur, si jamais tu vas dans une soirée déguisée, s'amusa-t-elle.

Ma mère nous appela pour aller manger. Nous nous dirigions vers la cuisine, je m'installai devant mon assiette. Vingt minutes s'écoulèrent.

-Vous êtes bien silencieuses se soir, dit Lirit.
-On est fatiguées, c'est pour ça, lui répondit Iolanthe.
-Et on a rien à se raconter, aujourd'hui, ajoutai-je.

Le repas se termina dans le silence. Une fois mon assiette terminée, je retournais dans ma chambre pour mettre ce que m'avait donnée Iolanthe dans le sac. Je trouvais tous ces vêtements de mauvais goût. Qui aurait pu croire que les humains mettaient des choses aussi ... bizarres. Je tournai la tête et vis une photo de moi et mes parents. Je sentis les larmes monter à mes yeux, je secouai la tête et me dis que de toute façon, le voyage serait de courte durée. Même si je ne trouvais pas de réponse à ma question, je reviendrais.

Je n'entendais plus un bruit, Iolanthe entra avec un petit sac fait de feuilles, je la regardais d'un air interrogatif.

-Se sont des provisions, tu ne sais pas ce qu'ils mangent les humains, si ça se trouve, ce n'est pas comestible, me dit-elle.
-Ho, je n'y avais pas pensé ! Merci, Iolanthe, lui répondis-je.
-C'est le moment, ils sont tous allé se coucher, la nuit est tombée.
-Oui, heu ... dis à mes parents que je les aime, qu'ils vont me manquer durant le voyage.
-Je leur dirait, bon voyage et bonne chance, me dit-elle en souriant.
-Merci, à très bientôt. Tu vas me manquer, Iolanthe.
-Toi aussi, Cressida.

Elle referma aussitôt la porte, je pensais qu'elle pleurait. Ses yeux brillaient avant qu'elle referme la porte. J'inspirai, je pris mon sac de vêtements dans une main et mon sac de nourriture dans l'autre et me mis à voler. Je regardais les arbres qui formaient des boules vertes, le chemin de cailloux ... C'était ridicule, dans quelques temps j'allais retrouver tout ça. Je vis le près et redescendis à terre. Guinevere courut vers moi, je montai sur son dos.

-On va partir, Guinevere, on va partir très loin ..., lui dis-je en lui caressant la tête.

Elle galopa jusqu'au lac sans que je lui demande. Je descendis de son dos et plongeai sous l'eau, mémorisant chaque détail de ce petit paradis. J'aperçus la sirène sous forme de poisson. Me souvenant qu'elle lisait dans mes pensées je me demandais « comment t'appelles-tu ? » et j'entendis, comme si je me le disait « Ella Maundrell ». Ma mère ne m'avait pas dit que les sirènes pouvaient communiquer avec nous par la pensée. « Et oui, beaucoup l'ignore ! Bonne chance pour ton voyage, à bientôt Cressida ». Heureusement que je n'avais pas à parler parce que je n'en aurais pas eu le courage. Je songeais à un merci avant de ressortir de l'eau, sachant qu'elle l'entendrait. Je sortis la tête de l'eau, secouai la tête pour surmonter le choc et sortis complètement. Je remontai sur le dos de Guinevere, elle tourna la tête vers moi comme pour attendre les ordres.

-Partons ! Déclarai-je.

Elle baissa la tête en la secouant d'un air désespéré. Je savais que je n'avais pas été assez clair dans ce que je lui avais dit mais ... Ou allions nous ? Je l'ignorais. Je ne savais pas dans quelle ville nous devions aller, je ne connaissais même pas les noms des villes humaines. Comment Guinevere voulait-elle que je lui donne un lieu précis ?

-Guinevere, s'il te plait, fais un effort, galope, tout simplement.

Elle me regarda avec de grands yeux, elle ne savait même pas dans quelle direction aller. Moi non plus. Je soupirai en me disant que ce voyage risquait de devenir très vite pénible.

-Partons par là, dis-je en pointant du doigt une direction au hasard.

Guinevere partit directement au galop, je m'accrochais à sa crinière, les arbres défilèrent autour de moi, le vent séchait mes yeux, je les fermais en imaginant qu'à ce moment mes parents, mon oncle et ma tante dormaient paisiblement et Iolanthe devait sûrement pleurer. J'ouvris les yeux, m'apercevant que l'on était plus à Prettyextravaganza. Je commençais à regretter ma décision de partir chercher les légendes.

# Posté le dimanche 06 septembre 2009 07:18